En clair : je prends un sujet sérieux et je le dis crûment. La satire vise la situation et le discours, jamais les personnes. La version sourcée est juste ici.
Pour adopter l'IA, il existe deux écoles. La première réunit. La seconde livre. Traduisons.
Ce qu'on voit souvent : un comité de pilotage IA, un appel d'offres, une feuille de route à 3 ans, des ateliers d'acculturation. Beaucoup de diapositives, peu de comptes-rendus rédigés plus vite.
Ce qu'a fait cette PME du BTP : le dirigeant a dit « on y va ». Quelques jours plus tard, l'équipe faisait déduire à l'IA le planning d'un plateau de 850 m² à rénover, effectifs compris, et rédigeait ses mises en demeure à partir de l'historique des mails. Sans comité.
Ce qu'on appelle un projet IA : douze réunions pour décider qui décide.
Ce que ça devrait être : une décision, une tâche, un cadre, et on commence.
Le secret n'en est pas un. Une grande entreprise a les moyens de transformer l'adoption de l'IA en programme. Une PME, non. Elle n'a que le terrain. C'est précisément ce qui la sauve.
Pendant que certains rédigent la charte d'usage de l'outil qu'ils n'ont pas encore choisi, d'autres l'utilisent déjà pour livrer plus vite, sans rien lâcher sur l'expertise.